La journée internationale des filles et des femmes de science, entre célébration et
responsabilité

“Nous pouvons tous et toutes contribuer à libérer l’immense talent inexploité de notre
monde, en commençant par remplir les salles de classe, les laboratoires et les conseils
d’administration de femmes scientifiques.”
Antonio Guterres-Secrétaire général de l’ONU

Depuis 2015, l’Assemblée générale des Nations Unies décide de proclamer le 11 février de
chaque année Journée Internationale des filles et des femmes de science. Mise en oeuvre
par l’UNESCO, cette intiative cherche d’une part à saluer les femmes évoluant dans les
domaines scientifiques et d’autre part, à encourager plus de femmes à intégrer les domaines
STEM (Science, Technology, Engineer, Mathematics).
Faire la promotion de l’accès et de la participation équitable des femmes et des filles à la
science s’avère être l’objectif premier de cette commémoration. Les pays, au travers de
cette journée, se doivent d’engager la réflexion autour de la dynamique à établir pour
encourager les filles à faire choix des domaines STEM pour y faire carrière.
En Haiti, l’objectif n’est guère différent. En 2021, l’UNESCO, en partenariat avec le Ministère
de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP), a organisé des
séances de formations dans les domaines STEM. L’idée autour de cette initiative est de
réduire l’inégalité entre les sexes dans les sciences en Haïti.
Encourager, autonomiser, responsabiliser les femmes et les filles, en prenant l’éducation
comme levier, pour les domaines STEM, telle est la vision de l’organisation dans ces
diverses initiatives dans le pays. L’objectif ultime de cette plateforme serait d’amener l’Etat à
intégrer les matieres STEM dans le système éducatif haïtien.
Au delà de l’aspect formel, l’intégration des filles dans les domaines scientifiques nécessite
un travail plus informel au niveau de la famille. Encourager son enfant à explorer n’importe
quel domaine auquel il pourrait s’intéresser, indépendemment de son sexe, est une valeur à
appliquer dans les ménages en Haïti. Cette culture de voir filles et garçons, équitablement,
évoluer dans tous les domaines, n’est pas le coté fort de la famille haïtienne. Un travail
psychologique, un changement de paradigme au niveau de la mentalité familiale se veut
donc inévitable.
Un 11 février de commémoration , de reconnaissance pour les filles et femmes qui évoluent
dans les domaines scientifiques, qui contribuent ,au-delà des préconçus, à faire avancer la
science. Un 11 février qui nous rappelle à tous, notre responsabilité, notre devoir
d’encourager, d’accompagner, faciliter l’accès aux domaines STEM, sans considération de
sexe.

Stanley C. Maurice

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