MOIS DE LA PRESSE : Max G. LYRON et Ritchy FORTUNÉ étaient nos invités du 22 MAI

L’ÉCOLE DES MÉDIAS a reçu Max Guybert LYRON et Ritchy FORTUNÉ lors d’une conférence débat autour du thème ” liberté de la presse à l’ère du numérique”, Un duo d’intervenants porteur de messages forts et de riche partages intellectuels lié aux enjeux de la pratique du métier de journalisme à l’ère des nouvelles technologies d’information et de la communication.

Au rythme des aventures intellectuelles promis par l’école des médias dans le cadre du “MOIS DE LA PRESSE“, ce dimanche 22 mai  elle a reçu Max Guybert LYRON, communicateur,  journaliste, et Ritchy FORTUNÉ, journaliste professionnel à radio métropole, lors d’une conférence débat qui s’inscrit dans le cadre du mois de la presse décrété par l’institution de formation qui se montre toujours sensible à la question de liberté de la presse.

Lors de ce riche partage intellectuel, les deux conférenciers se sont mis d’accord, d’une part sur les avantages du numérique dans la pratique du métier, de l’autre part, sur des enjeux éthiques qui en découlent face au défi du temps auquel le journaliste est sujet dans la pratique. 

Liberté de la presse dans toutes ses expressions

Lors de cet échange passionnant, tenu par des passionnés de la parole journalistique, “la liberté” est le terme central autour duquel rôdent  les interactions. Entre celle liée à la presse et celle au droit fondamental de tout individu, les intervenants se statuent sur les limites qui doivent conditionner toute liberté. ” La liberté d’expression a des limites; alors que la liberté de la presse se veut sans limites “, a déclaré le journaliste de la Radio-télé Métropole. Une déclaration que corrobore le communicateur de 30 ans, qui pense notamment que la notion de liberté de la presse qu’on parle ne doit pas faire allusion à une presse totalitaire qui ne rend compte à personne, au contraire elle doit s’établir à la suite d’une liaison consensuelle entre les médias de s’autoréguler, posant les limites de leur liberté. La liberté de la presse coïncide à la liberté d’expression, l’activité journalistique devient l’affaire de tout le monde avec les nouvelles technologies, les contenus abondent les réseaux.

L’évolution du numérique, l’âge d’or du journalisme ? 

Si pour certain courant, le 19ème siècle est perçu comme l’âge d’or de la presse, le binôme, qui très cohérents dans leur démarche, voit l’ère des nouvelles technologies qui a conduit à  la prolifération des médias sociaux comme l’âge d’or du journalisme. Puisque celles-ci favorisent l’accès à une mine de données, entre autres, démocratisent l’information. 

Ritchy FORTUNÉ, ancien étudiant de l’ÉCOLE DES MÉDIAS et actuel étudiant en communication, et, dans sa lecture de l’évolution de la presse présentée depuis le Moyen-Âge à nos jours, voit que la presse s’est toujours adaptée à la mise au point  des nouvelles formes techniques, et les NTIC en constituent une mise en forme plus démocratique au travail des travailleurs de la presse.  

Pour le communicateur,  actuel consultant  à l’UNESCO Haïti, gagner du temps face aux contraintes de rapidité auquel est sujet l’activité du journalisme, le numérique a complètement changé le paysage du journalisme sur de multiples facettes truffées d’avantages pour les agences de presse et notamment les médias, toutefois certains inconvénients pèsent lourd sur l’éthique du métier. 

Le numérique, une entrave à l’éthique et la déontologie du journalisme ?

Le rôle des journalistes d’être  intermédiaires est affaibli ” affirme Max G. LYRON qui pense l’avènement des médias sociaux n’est pas sans conséquence sur la pratique du métier. Le journalisme citoyen ou le journaliste mobile, qui afflue les internautes, en accélérant la vitesse de l’information, accélère la vitesse de la désinformation et des informations malveillantes. Le danger est tel, qu’on voit apparaître des “fact checkers“, des capsules de vérification de l’exactitude des faits, évaluant notamment le niveau d’objectivité des médias.

Les NTIC se sont avérées de véritables vecteurs de transport pour les propagandes, créant la méfiance, défiance, la crise de confiance  au niveau des nouveaux médias, qui s’apparente à de véritables “manifestes de partis politiques ou des politiciens ” affirme le consultant de l’UNESCO

Notons que le 3 mai dernier a marqué  la journée mondiale de la liberté presse, un mois commémoratif pour l’école des médias qui, faisant honneur au métier de la presse, a consacré toute une série d’aventures riches et passionnantes à ce mois,  baptisé “MOIS DE LA PRESSE “. Avec des journalistes séniors, elle organise des échanges intellectuels entre autres: causeries, conférences, notamment des visites guidées dans les médias.

Notons aussi que cet échange fructueux, a laissé les étudiants “satisfaits” qui ont témoigné de la cohérence et de l’éloquence des deux intervenants très outillés dans la parole journalistique. 

RÉDACTION : Guerby JEAN

RÉVISION & CORRECTION : Alfred D. FRANÇOIS

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