La 14 ème édition du PAP JAZZ s'est ouverte sur un grand succès

L’ouverture de la 14 ème édition du festival international de jazz de Port-au-Prince s’est tenue bel et bien, ce samedi 18 Janvier au Karibe Hôtel. Au regard du public qui a fait le déplacement en masse, apparemment très assoiffé de plaisir ; On peut dire qu’une fois de plus, le PAP JAZZ a gardé toutes ses promesses. Et pour le moins qu’on puisse dire, c’est que ça a été un vrai régal musical.

Ce samedi, la scène Heineken de l’hôtel Karibe était le théâtre d’un récital de jazz tout à fait exceptionnel. Pour cette soirée d’ouverture, de grands noms du jazz ont gravit la scène et ont donné des prestations hors paires.

Pour ouvrir les festivités, Ranee Lee, grande dame du jazz canadien, a donné le ton avec son swing très émouvant et entraînant. L’artiste au multiple talent, qui fait office d’invitée d’honneur du festival cette année, a émerveillé le public de Karibe. La chanteuse qu’on considère, à juste titre, comme l’une des chanteuses les plus distinguées et respectées au Canada, a valablement représenté son pays au PAP JAZZ 2020, ce samedi. Et le délice du public ne va pas s’arrêter là. Puisqu’on a rendez-vous avec le jazz jusqu’au 25 janvier, sur les différentes scènes du festival.

Et quand le jazz se mêle avec du rara, ça donne un goût exotique très savoureux

Depuis 7 ans déjà les jazzy-festivaliers expérimentent ce cocktail de jazz aromatique, mélangé avec du bon rara haïtien ; et visiblement, ils ne sont pas près de s’en passer. Comme à l’accoutumée depuis 2014, Follow Jah a assuré avec maestria les entractes des différentes prestations.

Et une fois de plus, la bande à pied originaire de Pétion-Ville a fait valser l’assistance aux rythmes de tambours, de “vaksin” et de “Kone” retentissants. À chaque interlude, la prestigieuse bande de rara, est venue pimenter un peu la sauce. Et ça a fait le bonheur du public.

Entre interludes de rara et des séquences de jazz, le public de Karibe a été bien gâté.

Après la première parenthèse rara de Follow Jah, Yilian Cañizares, la pépite du jazz cubano-suisse, est venue enflammer la foule avec son jazz envoûtant, aux couleurs pop-caribéennes. Accompagnée de son band, avec en featuring Paul Beaubrun, la virtuose du violon, qui était forcément en transe telle la déesse Erzulie, a ensorcelé le jardin de l’hôtel Karibe, dans une ambiance électrique. Ça a été vraiment magique, riche en émotions.

L’ouverture du PAP JAZZ 2020, une soirée qui se termine en apothéose

Et comme on dit : Tout est bien qui finit bien“. La soirée d’ouverture de la 14 ème édition du festival a été magnifiquement clôturée par la majestueuse Dee Dee Bridgewater, véritable légende vivante du jazz américain. Par sa voix vibrante et pénétrante, la grande Dee Dee a fait swinguer la salle aux rythmes d’un smooth jazz palpitant.

À en croire certains participants, cette édition du PAP JAZZ est une vraie bouffée d’oxygène, qui vient tout juste après cette longue période de crises asphyxiantes.

Si le pari du festival cette année était très risqué, compte tenu des circonstances des évènements des mois précédents ; il appert que le jeu a bien valu la chandelle. Le PAP JAZZ 2020, qui s’étant du 18 au 25 Janvier, promet bien de belles aventures encore.

RÉDACTION: Rodly SAINTINÉ

ASSISTÉ DE : Bébéto JEAN & Euphrane BÉRAL

RÉVISION ET CORRECTION : Ravensley BOISROND

COPYRIGHT : Chokarella 2020