Tayoo, la diva qui se confirme un peu plus chaque jour dans l’échiquier musical haïtien

Vous avez sans doute déjà entendu sa voix ou son nom. Ses chansons font vibrer le cœur de plus d’un et sont des témoignages remplis de toutes les émotions qui constituent l’amour. Tayoo est une étoile montante de la musique haïtienne qui rayonne de part sa sublime beauté mais aussi grâce à sa voix innocente et la qualité de ses morceaux.

Née à Léogâne le 4 février 1999, Taïna Toussaint dite Tayoo a fait connaissance avec la musique toute petite. Aînée et très aimée dans une fratrie de 4 enfants, avec le support de ses parents, elle a multiplié un bon nombre de belles prestations dans les activités culturelles organisées dans sa localité, de 2008 à 2016. À 17 ans, elle a pris part à un grand concours de chant organisé par la radio Amikal FM et en est sortie avec le troisième prix. En 2018, elle a participé à Podium quartier.


Bien que Tayoo n’a pas pu décrocher la première place aux deux concours qu’elle a participé, elle avoue en être sortie championne car ces expériences lui ont servi de grandes choses pour mieux préparer son éclosion. En plus, dans ces concours, sa potentialité s’est exposée à la vue de tout le monde et l’annonçait comme étant une belle graine de promesse dans la cité de la reine Anacaona. Désormais, la jeune mordue du piano a quitté ce stade et est partie à la conquête de la HMI.

C’est en 2019 que Tayoo s’est officiellement lancée avec « Viktim deja », une collaboration avec le rappeur Rozo G. Ensuite, elle a récidivé avec « J’ai peur » puis a enchaîné avec
« Lanmou biza », un track réalisé en featuring avec Baky en 2021. Au cours de cette même année, elle a livré « Déception » en collaboration avec le producteur martiniquais, Staniski. Récemment, elle a sorti son tout dernier clip intitulé « Kè brize ». La jeune infirmière qui est accro à la musique a profité de chacun de ces morceaux pour nous offrir un vrai régal.


« Kè brize », le dernier né de Tayoo


Il y a bien un terme que Tayoo aime aborder le plus, c’est l’amour. Pour elle, c’est l’essence même de l’existence. Depuis son premier morceau jusqu’au dernier, elle nous chante l’amour en permanence. Dans son tout dernier bébé appelé « Kè brize », elle raconte l’histoire d’une femme qui en a marre d’enchaîner des histoires d’amour pénibles. En se noyant dans sa souffrance, sous le pesant poids de ses larmes brûlantes, elle lance un appel de détresse mais sa voix retentit comme quelqu’un qui prêche dans le désert.


Après tous les dégâts que cette dernière a endurés en son for intérieur, elle ne veut plus s’exposer et préfère fuir l’amour, sachant que son cœur ne résistera pas à une nouvelle secousse.

« M santi m pa ka soufri ankò. M santi m pa ka kriye ankò.
Pa gen plas pou kè m brize ankò. (2 fwa)

M santi m aneyanti. O sekouu (3 fwa) Kiyès k ap reponn apèl mwen ? », chante-elle avec une innocence qui n’a d’égale que la délicatesse qui se loge dans sa voix.

« Kè Brize » est le morceau qui a le plus stressé Tayoo et qui a donné le plus de fil à retordre à son équipe, Focus Entertainement, selon ce que la chanteuse a informé à la rédaction de CHOKARELLA. « La chanson devait être disponible prêt d’un an avant sa sortie mais a été retardée à cause de plusieurs inconvénients […] », nous a-t-elle expliqué. Toutefois, elle avoue être satisfaite du projet et du feed-back du public. Par conséquent, elle remercie Haspen qui l’a produit, Jima Kanor qui a réalisé le clip, Conrad Gustave pour sa coordinateur du projet et Phillipe Durandisse, son manager.

Tayoo ne s’est pas contentée de livrer des chansons au public. Pour mieux tailler sa place dans l’industrie, elle s’investit sur scène depuis quelques temps en vue de réaliser une belle tournée à travers les quatre coins du pays pendant la période estivale. En promettant la sortie d’un nouveau projet pour bientôt, Tayoo nous confie que, parallèlement, son équipe et elle travaillent sur un Extended Player (EP). Bien qu’elle n’est pas en mesure de préciser sa date de sortie, elle demande au public de patienter un tout petit peu.

RÉDACTION: Peterson DORSAINVIL

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