Dina FDA et Steves J. Bryan signent « Rasanble »

La chanteuse Dina FDA et le rappeur Steves J. Bryan unissent leurs voix pour le morceau « Rasanble », dont le vidéoclip a été dévoilé le dimanche 15 mars, un jour après la publication officielle du titre. La chanson s’inscrit dans une démarche de mobilisation nationale autour de la culture haïtienne.

À travers cette collaboration, les deux artistes présentent une chanson qu’ils définissent comme rassembleuse, alors que le pays traverse une situation historique marquée par la montée des violences, l’absence de l’état de droit et la migration forcée des intellectuels. La mélodie mêle les sonorités de la musique racines haïtienne à des sons contemporains, visant à susciter un sentiment d’identité et de fierté culturelle chez les jeunes générations.

Dans le morceau, Dina FDA et Steves J. Bryan emploient des mots engagés qui évoquent à la fois la tradition haïtienne et l’unité nationale. Dina FDA clame en refrain : « Anba pye mapou m vle al jete dlo. Nan lakou a m vle al jete dlo. Pa vle bay kiltim do. Sak sanble rasanble ».

De son côté, le rappeur souligne : « Twòp dezinyon nan lakou m. Twòp divizyon nan lakou m. Olye m wè y ap preche lapè, y ap preche gè nan lakou m. Pou yon peyi ke deviz li di : Linyon fè lafòs, nou ta dwe kòmanse wè nou fèb. Divizyon fè nou sòt ». Ces vers, à la fois poétiques et engagés, invitent les Haïtiens à s’unir autour de la résistance.

Pour renforcer leur propos, la chanson intègre des instruments significatifs de la culture locale. Le tambour et d’autres percussions illustrent des rythmes traditionnels, notamment le rara, et participent à la construction d’un sentiment d’appartenance culturelle.

Le producteur Mr Lendz a choisi un tempo lent pour stimuler l’émotion et inviter à la réflexion. La vidéo, réalisée par Jrc Films, illustre ce message à travers des images symboliques prises dans les cours sacrés du pays et lors de manifestations qui ont affecté le fonctionnement de la société.

Au-delà de l’aspect musical, « Rasanble » se présente comme un instrument de mobilisation nationale. Par ses paroles, ses sonorités et son appel à l’unité, le morceau participe à la valorisation et à la préservation de la culture haïtienne.

Par Ann-Olguetty Loodjenny Dieuve © Chokarella

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