La chanteuse évangélique Loutchina Décius a dévoilé, le mardi 10 février 2026, un nouveau single intitulé “Moun pa konn renmen konsa“, accompagné d’un vidéoclip de 4 minutes et 18 secondes. Avec ce titre, l’artiste aborde pour la première fois le thème de l’amour conjugal et de la relation au sein du couple. Un choix qui suscite des réactions sur les réseaux sociaux.
Depuis la sortie du morceau, plusieurs internautes s’interrogent : Loutchina Décius amorce-t-elle un changement de registre ? S’agit-il d’un virage artistique ou d’une nouvelle manière d’aborder la spiritualité à travers le cadre du mariage ? Habituée à un répertoire centré sur la louange et la vie spirituelle, la chanteuse explore ici une thématique jusque-là peu présente dans ses productions.
Composé et produit par Genoldens Desulma, avec la collaboration de Guivenson Alexis en co-production, le morceau met en avant l’attachement entre deux personnes unies. Dans les paroles, Loutchina Décius associe foi et dimension humaine de l’amour : « Tout syèl la pran aklame, Bondje pran san l lap gade de bèl pitit li ki rankontre. » Elle compare également l’union conjugale à celle d’Adam et Ève : « Se tankou Adam ak Ève, oh, quel spectacle, chef-d’œuvre, kòmsi se mwen ki nan yon rèv. »
L’interprète de “Mizèrikòd ou” évoque aussi la dimension charnelle du couple, tout en exprimant une reconnaissance envers Dieu : « Se t’ ap twòp, pou m ta mande Bondje, yon moun tankou w, ou se priyè, mpat konn pou m fè a. » Pour certains observateurs en ligne, cette approche marque une évolution. Pour d’autres, elle reste cohérente avec son engagement religieux, l’amour conjugal étant présenté comme un don divin.
Sur le plan musical, la production s’appuie sur une instrumentation Konpa, une première pour la chanteuse. Le vidéoclip met en scène une cérémonie de mariage, en cohérence avec le thème développé. Là encore, les commentaires se multiplient : cette orientation musicale annonce-t-elle une nouvelle phase dans la carrière de Loutchina Décius ou constitue-t-elle une exploration ponctuelle ?
Par Ann-Olguetty Loodjenny Dieuve © Chokarella



