L’artiste Watson-G a dévoilé, le 12 avril 2026, le vidéoclip de « A nou 2 », en collaboration avec la rappeuse Kanis, marquant une nouvelle étape dans l’exploitation de l’album « Life Goes On », paru en novembre 2025. Ce titre constitue le douzième extrait de ce premier projet. À travers ce morceau, les deux artistes mettent en scène un échange autour d’une relation envisagée, caractérisée par des approches différentes et influencée par le regard de l’entourage ainsi que certaines disparités.
Cette publication s’inscrit dans une période marquée par une intensification des sorties du côté de la jeune scène musicale, où les artistes enchaînent les projets sur des délais relativement courts, alternant morceaux en solo et collaborations.
Dans cette dynamique, Watson-G, connu sous le surnom « pi piti pami gran yo », poursuit l’exploitation de son premier album « Life Goes On », composé de 21 titres. Paru cinq mois plus tôt, ce projet a été suivi par la sortie d’un nouveau single, ainsi que par une participation à l’album « Fenomèn » de Mebel Brun, à travers le morceau « M pap bay vag ».
D’une durée de 2 minutes 46 secondes, « A nou 2 » développe une narration centrée sur une relation perçue comme atypique. Dès l’entame, « Beni mwen, m gon ide, an nou kreye Si w ap byen gade, rete nou 2 », Watson-G installe un cadre qui privilégie un lien à l’écart des influences extérieures. Le texte évolue ensuite vers une confrontation avec les jugements, notamment à travers « Yo di m fou, m ri, Yo di e foli », traduisant une prise de distance face aux critiques.
Le morceau s’organise autour d’une tension entre attachement personnel et pression sociale. L’artiste met en avant l’importance de ce lien « M di yo fòs mwen, enèji’m nan men’w », tout en évoquant les reproches liés à l’âge ou à l’apparence : « Yo di sim avè w wap san respè pou mwen Yo di m li pwoblèm paskem pa laj ou ». Il recentre ensuite son propos sur une perspective plus intime : « M jis vle nou gon vi, pou bonè’m sot nan ou ».
La question du regard extérieur revient à plusieurs reprises, notamment avec « Pa jije m sou fizik Yon mwa gym m nan size ou », où une réponse teintée d’ironie est apportée aux critiques jugées superficielles. Cette posture s’accompagne d’une volonté de transformation personnelle, résumée dans « M jis vle rajeni ».
De son côté, Kanis propose une lecture complémentaire de la relation. Elle reconnaît les différences « Nou pa nan menm laj », tout en évoquant la possibilité d’un lien qui dépasse ces écarts : « Nou ka vin alèz plis ke jan nou ye Tankou 2 bon zanmi kap pataje ide ». Elle souligne également les implications sociales d’une telle relation avec « Ap gen twòp pale si relasyon sa fèt », mettant en avant les réserves qui accompagnent ce type d’engagement.
À travers cette construction en dialogue, le morceau articule deux points de vue où se croisent attachement, hésitations et perception sociale, dans une écriture directe structurée par des répétitions.
Originaire de Trou-du-Nord, Wadsendy Pierre poursuit la structuration de son parcours artistique. Présent sur différentes scènes, il attire l’attention d’un public qui reprend régulièrement ses titres. Dans un environnement musical en évolution constante, il continue de développer sa présence à travers ses productions.
Par Ann-Olguetty Loodjenny Dieuve © Chokarella



