« Eritaj nou, fyète nou » Prestige transforme ses 50 ans en récit national

À l’occasion de son cinquantième anniversaire, la marque Prestige déploie une campagne de communication qui dépasse le cadre classique de la publicité pour s’inscrire dans une narration plus large autour de l’identité haïtienne. Avec la signature « Eritaj nou, fyète nou », la marque construit un discours centré sur l’histoire, la mémoire collective et la place qu’elle occupe dans le quotidien de plusieurs générations en Haïti.

Le projet s’articule notamment autour d’une vidéo principale rendue publique le 31 mars 2026. Ce contenu a été développé en collaboration avec plusieurs médias haïtiens, dont Chokarella. La diffusion s’inscrit dans une stratégie multi-plateforme visant à toucher un public large, en Haïti comme dans la diaspora. La campagne ne se limite pas à la promotion d’un produit, mais cherche à proposer une lecture symbolique de cinquante années de présence sur le marché.

Dans cette vidéo, plusieurs figures issues de la scène culturelle et créative haïtienne apparaissent, parmi lesquelles le rappeur Baky Popile, Tico Armand, le danseur Markenley Georges et la designer Yannah Accra. Leur présence dans le film illustre une volonté de représenter différentes formes de création et d’expression artistique en Haïti, en reliant ces parcours individuels à une narration collective.

L’objectif principal de cette campagne est de marquer les 50 ans de Prestige en mettant en avant une idée centrale : celle d’un héritage partagé. La signature « Eritaj nou, fyète nou » agit comme un repère structurant qui traverse l’ensemble du dispositif. Elle renvoie à une lecture de la marque comme élément intégré dans le paysage social et culturel haïtien, au-delà de sa fonction commerciale.

Sur le plan stratégique, la campagne s’inscrit dans une approche fondée sur la narration et l’ancrage culturel. Le film adopte un format construit autour de scènes du quotidien, de situations ordinaires et d’interactions humaines. L’objectif n’est pas de mettre en avant un produit de manière directe, mais de l’inscrire dans un environnement social identifiable par le public.

Cette orientation traduit une évolution dans la manière dont Prestige construit sa communication. La marque privilégie ici une logique de récit, où l’image et le contexte prennent une place importante. Le choix de la mise en scène repose sur des éléments simples : des gestes, des regards, des moments de vie, qui permettent de construire une continuité narrative.

Les choix créatifs du projet s’appuient sur des codes culturels largement reconnaissables. La musique occupe une place importante dans le dispositif, sans pour autant dominer le récit. Elle accompagne les différentes séquences et contribue à installer une atmosphère qui relie les scènes entre elles. Le montage privilégie une progression fluide, laissant place à la lecture des images et à leur interprétation.

Le public ciblé par cette campagne est volontairement large. Si les jeunes adultes constituent une audience importante, le message est conçu pour être intergénérationnel. Cette approche permet à la marque de s’adresser à plusieurs segments de la population, en s’appuyant sur des références culturelles partagées et sur des expériences communes.

Cette campagne se distingue des précédentes communications de Prestige, souvent associées à des événements festifs ou à des moments de célébration. Ici, le ton est plus posé, avec une dimension narrative et réflexive plus marquée. Ce choix intervient dans un contexte haïtien caractérisé par des défis économiques et sociaux, ce qui influence la manière dont les marques construisent leur discours et leur positionnement.

Le message central repose sur une idée simple mais structurante : malgré les difficultés, une forme de continuité et de fierté collective demeure. En intégrant cette dimension dans sa communication, la marque cherche à consolider son image de « bière nationale », en s’inscrivant dans une mémoire partagée. Cette stratégie passe par la mise en avant de personnages, de situations et de symboles issus du quotidien haïtien.

Depuis la diffusion de la vidéo, les premières réactions observées sur les réseaux sociaux montrent un intérêt notable du public. La campagne a généré plusieurs milliers d’interactions, dont près de 10 000 mentions « j’aime » sur Instagram. Les échanges en ligne mettent en avant différents éléments, notamment la représentation de la culture locale, la simplicité du récit et la présence de figures issues du milieu artistique et créatif.

Au-delà de son aspect promotionnel, cette initiative souligne également le rôle que peut jouer la publicité dans le contexte haïtien. Elle agit comme un support de représentation, capable de produire des images et des récits qui circulent dans l’espace public. Dans ce sens, la publicité devient un outil de narration sociale, en interaction avec les réalités du pays.

Enfin, cette campagne s’inscrit dans une dynamique plus large. Selon les informations communiquées, d’autres actions, collaborations et contenus sont prévus au cours de l’année pour prolonger cette célébration des 50 ans de Prestige. L’objectif affiché est de maintenir une présence continue dans le paysage médiatique et culturel, tout en renforçant la portée de la signature « Eritaj nou, fyète nou », devenue l’axe central de cette commémoration.

Par La rédaction de Chokarella © Chokarella

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.