Carel in the morning avec Fabienne Lamour, Rachelle Price Vorbe et Paul Toussaint, ce mardi

Toujours dans la logique des interviews dynamiques qui différencie Carel in the morning des autres émissions, pour le deuxième show de la semaine, il était question d’inspiration. Avec deux écrivaines, Fabienne Lamour et Rachelle Price Vorbe, pour la présentation de leurs livres respectifs et un jeune entrepreneur haïtien à succès dans le monde culinaire au Canada nommé Chef Paul, il y a eu de quoi être ému et s’inspirer sur le plateau.

Carel a présenté a son fidèle public deux causeries autour du livre, ce mardi ; d’un côté avec Fabienne Lamour pour parler de « Journal intime de Freda », son tout premier bébé livresque et de l’autre, avec Rachelle Vorbe pour parler de son deuxième roman « Cet homme, mon père ». Et, juste après, il a clôturé le show avec chef Paul Toussaint qui, pour sa part, a parlé de son parcours et de ses 3 restaurants situés à Montréal, au Canada.

« Journal intime de Fréda » est un rêve devenu réalité. Selon ce que raconte la jeune Fabienne, elle voulait publier des livres depuis belle lurette mais faute des difficultés à trouver une maison d’édition, son rêve s’est attardé. Quand bien même, cette jeune femme, qui se décrit comme étant une passionnée des lettres depuis son enfance, se réjouit d’avoir pu enfin se lancer grâce à Pro-édition.

« Journal intime de Fréda » est un livre qui contient plus de 70 poèmes, basé sur la femme et l’amour. […] La femme est de nature mystérieuse alors j’ai pensé à Fréda, que je vénère. Le livre est un hymne à Fréda mais ne s’accentue pas vraiment sur elle. » A précisé la jeune diplomate. La vente signature du livre est pour le 10 Décembre, au prix de 1000 gourdes (750 gourdes pour les étudiants), à la Rue 3, Pacot, au local de la direction nationale du livre (DNL), de 11heures 30 à 3heures PM.

De son côté, Rachelle Price Vorbe avance que « Cet homme, mon père » est une libération émotionnelle dans sa vie de jeune auteure. « C’est un livre psychologique. C’est un enfant qui raconte la vie de sa famille ; la vie de son père par plusieurs étapes. Mais, cet enfant ne se rend compte de l’immensité de la dimension de celui qu’était réellement son père (un ancien macoute) qu’une fois adulte […].

Il y a certaines amitiés qui n’ont pas encore su se pardonner à cause d’un problème de descendance, c’est un invitation à voir les choses sur un angle différent. Bien qu’elle est née dans une famille victime quelque part de ces histoires (selon elle), l’aggravation des blessures par la situation qu’on vit au quotidien est ce qui a le plus interpellé la motivation de Rachelle pour écrire ce livre. La vente signature est pour ce vendredi 27 novembre, à partir de 5heures PM et les 28 et 29 novembre à partir de 11 heures AM, à Pèlerin 1, au local espace 1 de la fondation Groupe Jean Vorbe, au prix de 1500 gourdes.

Avec volonté, détermination et amour pour ce que l’on sait faire, Paul Toussaint est sur la voie du succès

Entrepreneur, chef de cuisine… Paul Toussaint est un jeune haïtien qui vit à Montréal. Il a fait la majeure partie de ses études classiques dans son pays natal. Alors qu’il était en classe de Philo, à 19 ans, son père lui exige d’aller vivre au Canada à cause des troubles politiques que connaissaient le pays. Arriver là-bas, à cette époque, le rêve de Paul était de devenir avocat et a même suivi des cours de sciences juridique pendant 2 ans à la fac.

Quoique c’était un rêve que son père aussi chérissait, Paul s’était rendu compte qu’être assit derrière un bureau n’est pas vraiment ce qui lui irait le mieux et que son amour pour la cuisine ne cesse de s’agrandir. Alors, il a dit a son père qu’il ne veut plus continuer à aller à l’école de droit et voudrait se lancer dans le monde culinaire. Vexé, son père lui annonça qu’il faudrait qu’il quitte la maison. Paul a dû mener un grand combat pour pouvoir faire ce qu’il voulait faire.

De Ottawa à Montréal, avec fougue et amour du travail, Chef Paul a pu construire son nom malgré les différentes difficultés qu’il a rencontrées. Il a d’abord fait un stage à « Troqué », le numéro des restaurants de Canada d’alors. Ensuite il a fait plusieurs aller et Venir entre Haïti et Canada. Il a éguisé ses couteaux dans plusieurs restos parmi eux « Agrikòl », le restaurant de Régine Chassagne et de Win Butler et à l’occasion de plusieurs activités.

Aujourd’hui, Paul Toussaint est une célébrité. Il est propriétaire de 2 restaurants avec des menus pancaribéens : « Kamùy », avec un décor typique d’Haïti, sis au 1485 rue Jeanne-Mance, Montréal, Ouvert 7 soirs, de 18h à 22h (fermé pour l’instant à cause de la deuxième vague du Covid-19) et « Paul Toussaint », à Timeout market, en plein cœur du quartier des spectacles, au Canada. Ses deux restaurants se trouve à environ 5 minutes de marche.

Paul, l’originaire de Jacmel, est aussi Embassadeur de produits laitiers Canadien, embassadeur fromage québécois. On lui paie même pour prendre des photos de lui. Cette année, il a été honoré au gala Dynastie et au Black history month (pour récompenser les noirs, en dessous de 35 ans, les plus influents positivement au Canada.

Notons que, pendant le déroulement de l’émission, Carel était en route pour aller streamer une activité qui était diffusée un peu plus tard sur le plateforme CHOKARELLA. Il avait lui-même précisé sur les ondes de Radio One, le 90.1, que les interviews ont été préenregistrés dans le soucis d’apporter cette nourriture matinale qui est indispensable pour plus d’un. Carel promet au public de leur livrer ce show sans manque, chaque jour, sauf en cas de force majeure. Il est à précisé que ce format a été une vrai réussite.

RÉDACTION : Peterson DORSAINVIL