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Negès Mawon récidive encore cette année en gagnant les rues de la capitale, pour faire comprendre à Monsieur tout le monde et à Madame la foule l’idéologie de leur lutte dans le cadre de la deuxième édition du festival féministe. Ce mardi 18 juillet, de l’avenue Lamartinière à la place Jérémie, des féministes et activistes ont marché pour “Lit feminis : Eritaj ak libète”, thème retenu pour le festival.

Munis de banderoles, de drapeaux et foulards aux couleurs violet et orange, de pancartes, les organisateurs du festival s’activaient déjà à mettre les dernières touches aux préparatifs de la marche artistique prévue pour 3 heures de l’après-midi. Sans tarder, Stevy Mahy, la chanteuse guadeloupéenne et James Germain unirent leur voix pour lancer les hostilités. Accompagnés de BIC, ils donnèrent à eux trois le signal du départ.

Le parcours

Hommes et femmes, jeunes et adultes, militants et personnalités publiques, un bon nombre de gens issus de différentes sphères de la société commençaient à se réunir aux alentours du Pont Morin devant les locaux de la Natcom. Escorté par des femmes policières (Conservant l’esprit du Festival), le groupe qui grandissait au fur et à mesure arpenta fermement l’Avenue Lamartinière. Dans une ambiance festive, la foule mettait le cap sur le bas de la capitale.

A la Rue Ducombre, on observa le premier arrêt pour assister au défilement de femmes enceintes illustrant avec des textes le processus accompagnant la procréation et le rapport homme-femme au sein du foyer conjugal. Un spectacle d’acrobatie avec des hommes torses nus attendait déjà la foule au niveau de l’Impasse Lavaud.

Carrefour « Tifou » fut témoin d’une prestation musicale livrée pour l’occasion par de jeunes chanteuses. On chantait liberté, dansait égalité des sexes et criait à l’émancipation de la femme haitienne.

Direction l’Avenue Christophe où la foule ne faisait que s’agrandir en ralliant bon nombre de passants à sa noble cause. Un arrêt fut observé au niveau de l’Impasse Gardère pour l’affichage de pancartes véhiculant des slogans. Les messages furent moins provocateurs que ceux de l’année dernière. “Nap palew de legalite” un appel à la conscience collective est en effet lancée.

Au croisement de l’avenue Jean Paul 2, la scène changea de décor.  Place aux Madan Sara. Les marchandes, pilier de l’économie haïtienne, ont aussi leur cahier de doléance et le droit de cracher leur frustration sur les autorités en place. Un sketch bien orchestré mettant à nu la réalité de ces commerçantes sur les acclamations de la foule.

A la Ruelle Roy, des diseurs firent corps avec le slam pour lancer des griefs à l’égard de cette société dite machiste. Arrivée au niveau de la Fokal, une bande rara composée uniquement de femme entraîna la foule dans l’euphorie totale. En liesse, la foule emprunta la route menant à Carrefour Feuille pour enfin aboutir sur la place Jérémie. Point d’arrivée de cette marche artistique.

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